Le « Grenelle » de l'environnement
Le « Grenelle » de l'environnement a pour ambition de définir la politique environnementale de la France à moyen et long terme. Ses compétences vont de la fiscalité, à l'énergie en passant par l'agriculture BIO et les sujets qui fachent comme les OGM ou le nucléaire.
Malheureusement, la question centrale : « Une consommation et une production non maitrisées, sont-elles compatibles avec une réelle politique écologique à long terme ? », n'est pas abordée.
« Travailler plus pour gagner plus », donc produire et consommer plus, est-ce compatible avec toutes les économies de ressources qui sont necessaires dès à présent ? Le dogme économique de la croissance est-il, lui aussi, compatible ?
Nous faut-il des amménagements et des incitations ou une vraie révolution ?
Vous pouvez vous aussi participer au débat et consulter les sites ci-dessous :
L'officiel : www.legrenelle-environnement.fr
Le trublion : www.contre-grenelle.org
L'arbitre : www.legrenelle.lalliance.fr
Le Grenelle suite ...
Une étape du Grenelle vient de se terminer, maintenant il faut attendre les décisions du Prince et voir les moyens qui seront mis en oeuvre.
Ce que l'on peut déjà constater c'est que, malgré l'originalité du processus, ce grand rassemblement de compétences, d'idées et de propositions, n'a dérogé en rien à la manière traditionnelle de faire de la politique en France : on ne touche en rien aux systèmes (que ce soit de fonctionnement ou de pensées), on bouge juste les curseurs (d'autres disent « peser sur les leviers »).
Ainsi, prenons l'exemple de l'agriculture biologique, la proposition phare consisterait à la faire passer de 2% de SAU (surface agricole utile), à 20%. A cette proposition, qu'elle est la réflexion qui vient spontanément à l'esprit de l'agriculteur conventionnel : « qui va nourrir l'humanité ?» (entendu de la bouche de 2 exploitants syndicalistes différents). Passons sur le sous-entendu qui voudrait que l'agriculture BIO aurait forcément des rendement beaucoup trop faible pour nourrir tout le monde: l'agriculture BIO moderne n'est pas une agriculture confite dans des habitudes du passé, mais une agriculture qui, elle aussi, innove, cherche et s'adapte.
Le vrai problème est la mission de l'agriculture et son statut. La mission de l'agriculteur beauceron est-elle de nourrir la planète, de nourrir le Burkinabé, de nourrir le guadeloupéen qui exporte ses bananes mais importe la plupart de ces denrées alimentaires, de nourrir le Nigéria, exportateur de maïs ( dont la population du nord meure de faim parce qu'incitée à produire du maïs dans une région subissant des sécheresses récurantes, elle a du abandonner ses cultures traditionnelles mieux adaptées aux conditionsde leur région)?
N'est-ce pas, à chaque région du monde, d'organiser son auto-suffisance alimentaire, et de placer les cultures d'exportations au second plan? Peut-être seront nous alors obligés de manger moins de chocolat ou de bananes, mais si c'est le meilleur moyen pour décharger le paysan Beauceron de ce fardeau bien trop lourd pour lui, pourquoi pas ?! Dégagé de cette responsabilité écrasante, il prendra alors conscience qu'une agriculture p